Je ne regrette rien de ma jeunesse

Affiche_Je ne regrette rien de ma jeunesse.jpgJapon – 1946 – Noir et blanc – 1h50, de Akira Kurosawa avec Setsuko Hara, Susumu Fujita, Denjirô Ôkôchi

Kyoto en 1933. Alors qu’un régime militaire est instauré au Japon, le professeur d’université Yagihara est démis de ses fonctions car il est jugé trop démocrate par ses pairs. Il est soutenu par un petit groupe d’étudiants auquel appartiennent Noge et Itokawa, tous deux amoureux de Yukie, la fille du professeur. Inspiré de faits réels, ce film inédit est l’un des rares films ouvertement politiques de Kurosawa.

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Akira-KurosawaNé en 1910, Akira Kurosawa est l’un des cinéastes japonais les plus acclamés du XXe siècle, dont l’impressionnante carrière a donné naissance à un florilège de chefs-d’oeuvre puissants et indémodables. En cinquante ans, le cinéaste a touché à tous les genres : le film d’action, la fresque historique, le film noir, le drame intimiste… Grand connaisseur de la littérature occidentale, il a également transposé de nombreux auteurs à l’écran : de Shakespeare (Le Château de l’Araignée) à Maxime Gorki (Les Bas-Fonds), en passant par Ed McBain (Entre le ciel et l’enfer).

C’est à l’âge de 25 ans que Kurosawa entre à la Toho – alors appelée Photo Chemical Laboratories – où il occupe dans un premier temps le poste d’assistant-réalisateur. Il y réalise son premier film, La Légende du grand judo, huit ans plus tard. Dès lors, sa filmographie se fait en grande partie au sein de ces célèbres studios japonais, et il finira par être son réalisateur emblématique.Kurosawa a été l’un des plus importants ambassadeurs japonais à l’étranger car son oeuvre est de fait indissociable de son pays. Ses films sont de formidables témoignages sur le Japon – aussi bien médiéval (Qui marche sur la queue du tigre…) que contemporain (Vivre dans la peur) – dans lesquels le cinéaste fait preuve d’un regard empreint d’humanisme, mais néanmoins critique, sur la société nippone. Son art du réalisme visionnaire fait de Kurosawa rien de moins qu’un double cinématographique de Dostoïevski, l’une de ses principales références littéraires. Cinéaste influencé par la culture occidentale, il finira par l’influencer à son tour ; Martin Scorsese, Clint Eastwood, George Lucas… de grands réalisateurs d’aujourd’hui vouent un culte à son oeuvre.

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