Mikio Naruse

Mikio_NaruseMikio Naruse (成瀬 巳喜男, 1905-1969) est un réalisateur, écrivain et producteur japonais. Il est l’auteur de 89 films datant de la fin du cinéma muet jusqu’aux années 1960. Naruse s’est spécialisé dans le genre shomingeki (tragi-comédie sur les classes salariées) comme Yasujiro Ozu.

Il découvre dès son plus jeune âge la littérature japonaise. Il entre dans les studios de la Shochiku à 15 ans comme accessoiriste, et y est six ans plus tard assistant-réalisateur, notamment pour Yoshinoda Ikeda et Heinosuke Gosho. À partir de 1930, il devient réalisateur en tournant Un couple de Chanbara, une comédie burlesque.

En 1934, Naruse quitte la Shochiku pour les studios de la P.C.L. (Laboratoire photochimique de Tokyo) qui deviendront la Tōhō en 1937.

 Son succès commercial et critique culmine, d’ailleurs, dans son premier grand film Ma femme, sois comme une rose (Tsuma yo bara no yo ni, 1935), qui est le premier film japonais parlant à être distribué aux États-Unis.

Passionné de littérature, il adapte à l’écran de grandes œuvres littéraires de Yasunari Kawabata comme La Danseuse ou Le Grondement de la montagne (Yama no oto, 1954), mais surtout de Fumiko Hayashi dont il adapte six livres, notamment son autobiographie Chronique de mon vagabondage (Houro-ki, 1962).

Dans les années 1960, son thème de prédilection reste le portrait de femmes dans Quand une femme monte l’escalier (1960), l’histoire d’une hôtesse de bar, ou dans Nuages épars en 1967, son dernier film.

Son cinéma est marqué par une économie d’effet, et néanmoins une grande efficacité dramatique. Donnant peu d’instructions à ses comédiens, faisant très peu de commentaires, laissant tourner la caméra, l’essentiel de son travail se faisait au montage, où, par des inserts ou des coupes, il corrigeait et arrangeait les séquences à sa convenance. Il était capable d’estimer la longueur d’un plan grâce à la longueur de la bobine et créait ainsi le rythme d’une scène.

Longtemps ignoré par la critique occidentale, de larges rétrospectives depuis les années 1980 (notamment aux festivals de Locarno, Hong-Kong et San Sebastian) ont permis de redécouvrir son œuvre, et il est finalement reconnu comme l’un des plus grands réalisateurs japonais du « second âge d’or » du cinéma japonais dans les années 1950, aux côtés de Kurosawa, Ozu et Mizoguchi.

Filmographie (sélective) :

1930 Un couple de Chanbara 1931 Bon courage, larbin !

1932 Un printemps mité 1933 Rêves de chaque nuit

1933 Après notre séparation 1935 Trois sœurs au cœur pur

1935 Ma femme, sois comme une rose 1939 Toute la famille travaille

1940 Acteurs ambulants   1941 Hideko, receveuse d’autobus

1943 La chanson de la lanterne   1951 Les produits de beauté de Ginza

1951 Le repas   1952 La mère   1952 L’éclair    1953 Un couple

1954 Le grondement de la montagne 1954 Chrysanthèmes tardifs

1955 Nuages flottants 1956 Au gré du courant

1956 Pluie soudaine 1958 Nuages d’été

1959 Le sifflement de Kotan    1960 Filles, épouses et une mère

1960 Quand une femme monte l’escalier    1960 A l’approche de l’automne

1960 Courant du soir    1962 Chronique de mon vagabondage

1964 Une femme dans la tourmente    1966 L’étau

1966 L’étranger à l’intérieur d’une femme    1966 Délit de fuite

1967 Nuages épars

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