HOA BINH

France – 1970 – 1h33, de Raoul Coutard, avec Phi Lan, Danièle Delorme, Huynh Cazenas…

La vie d’un jeune Vietnamien de dix ans est bouleversée par la guerre qui ravage son pays. Son père part combattre pour le Viet Cong, puis sa mère meurt. Il doit alors s’occuper de sa sœur et devient cireur de chaussures.

Raoul Coutard, reporter en Indochine puis chef opérateur emblématique de la Nouvelle Vague, signait ici son premier long-métrage, qui reçut le Prix Jean Vigo en 1970.

Raoul Coutard, né en 1924 à Paris, est un réalisateur et directeur de la photographie lié au mouvement de la Nouvelle Vague. Raoul Coutard interrompt ses études d’ingénieur chimiste pour partir en Indochine où il deviendra reporter photographe. Il couvre notamment la guerre d’Indochine pour Radar, Life et Paris-Match. Son travail remarqué sur À bout de souffle (1960) de Jean-Luc Godard fait de lui le chef opérateur le plus en vue de la Nouvelle Vague. Coutard collabore également avec François Truffaut,
P. Schoendoerffer, P. Garrel, etc.
Filmographie (réalisateur) :
Hoa-Binh (1970) Prix de la première oeuvre au Festival de Cannes 1970.
La Légion saute sur Kolwezi (1980)
S.A.S à San Salvador (1983)
Filmographie sélective (chef opérateur) :
Sauvage innocence de Philippe Garrel (2001) Le Crabe-tambour de P. Schoendoerffer (1977)
La Mariée était en noir de F. Truffaut (1967) Week End de Jean-Luc Godard (1967)
La 317e section de Pierre Schoendoerffer (1965) Une Femme mariée de Jean-Luc Godard (1964)
La Peau douce de François Truffaut (1964)  Le Mépris de Jean-Luc Godard (1963)
Les Carabiniers de Jean-Luc Godard ( 1963) Vivre sa vie de Jean-Luc Godard (1962)
Chronique d’un été de Jean Rouch (1961)   Lola de Jacques Demy (1960)
Tirez sur le pianiste de François Truffaut (1960) À bout de souffle de Jean-Luc Godard (1959)

Présentation par André Clément, assistant de Raoul Coutard

 Pourquoi« HOABINH » ?

 En 1945 , la guerre en Europe touchait à sa fin. Ma classe n’ayant pas été appelée, pour pouvoir me regarder dans une glace, je me suis engagé pour aller combattre les Japonais.  On disait « Adieu vieille Europe, que le diable t’emporte ». Nous avons attendu le départ, finalement les Japonais faisant défaut, nous sommes allés remplacer la division Indienne du Général Gracey en Indochine, les Japonais étaient là, prisonniers, gardés par eux même, logés dans nos casernes.  Après ce premier séjour, près de 3 ans, de retour en France,j’ai travaillé à la photogrammétrie aérienne à l’IGN, et je suis revenu en Indochine pour le service information de l’armé : le SPI.

J’ai donc participé à la couverture de cette « guerre fratricide » comme l’appelaient les Viet Minh et je suis revenu en France à la fin de la guerre d’Indochine.

Pierre Schoendoerffer m’avait demandé de faire son film en Afghanistan (« La passe du Diable »). L’époque était choisie, Nasser venait de nationaliser le Canal, puis il y a eu l’intervention franco-britannique.

Les Afghans nous ont demandé de nous éloigner le temps de laisser le calme revenir.  Avec Pierre, nous sommes retournés en Indochine.  C’était toujours le conflit, mais cette fois, nous étions spectateurs.

La guerre était entrée dans le quotidien : dans un champ, un paysan labourait et de l’autre coté de la route, un Cobra américain mitraillait un objectif.

Le paysan n’a jamais regardé l’hélico, une situation plus vivable que les moustiques en Camargue : l’habitude

Les deux adversaires prétendant combattre pour la démocratie.

 Dans tout cela les innocents, pas responsables des gesticulations des adultes : les mômes

J’ai eu envie d’en parler.

Difficile de trouver quelqu’un pour écrire l’histoire, j’ai dû le faire moi-même, utilisant le livre de Mme Bayen (Claude Lorrain)

 « La colonne de Cendres ».

 Ensuite, trouver un producteur, trois ans ; j’avais jeté l’éponge lorsque Gilbert de Goldshmitd m’a téléphoné pour me dire qu’il souhaitait faire le film.

Lorsqu’il a été terminé, Warner le distributeur m’a dit : il faut un autre titre que « la colonne de cendre », mais il est préférable de ne pas parler des gosses : le public n’aime pas beaucoup, oubliez aussi la guerre, mais ce serait bien que l’on sente l’Asie, j’ai proposé « Hoa Binh »« la Paix » en vietnamien.

Prix de la première oeuvre Cannes

Prix JeanVigo

Prix de lOffice évangélique

Sélection française pour les Oscar Academie

Nominé meilleur film étranger

London film festival 70

Ring Bell scolastique award (Colombia)

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